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14-18 : une nouvelle sélection thématique

A découvrir & emprunter tout l'automne à la médiathèque. Un dépliant de présentation est disponible & l'ensemble de la sélection est à retrouver sur le catalogue en ligne.

Un père de famille allemand se fâche rouge contre ses amis (Frantz de François Ozon) qui lui reprochent d’avoir sympathisé avec un Français, jeune vétéran de la Grande Guerre venu lui parler de son fils mort dans les tranchées. Les plaies sont à vif, il faut trouver un responsable - l’Ennemi- pour mieux digérer la défaite, pour faire son deuil, pour oublier que l’ennemi est à l’intérieur. Le père leur rappelle leur responsabilité, cette folie par laquelle des vieillards qui ne combattront pas décident d’envoyer leurs fils à la mort.

& puis il y a ce que les civils ne décident pas, « la stratégie suicidaire d’un état-major qui prônant l’offensive à outrance envoie des centaines de milliers d’hommes à l’abattoir, […] le traumatisme des morts en série planant sur les esprits. « On sait tout ça. Ce qui est étrange, - interroge Jean Rouaud dans éclats de 14 - c’est, un siècle après, d’en être encore à ressasser ce deuil interminable. » ; avant de formuler une hypothèse : « C’est le dernier conflit classique, deux armées s’affrontant sur le terrain […]. Pas de conflit idéologique, pas de déchirement intérieur, la défense du pays, c’est le b.a-ba de l’engagement. […] La der des ders il faut l’entendre aussi comme la dernière « victoire » d’une armée française. […] Ce qu’on essaie de trouver en commémorant cette guerre, c’est quelque chose qui aurait trait à un passé d’avant le retrait du pays de la scène internationale, d’avant la crise identitaire. »

Des livres, des films & quelques refrains alors pour ne pas oublier cette grande boucherie, voir comment elle a alimenté le mythe national, façonné le XXe siècle & notre imaginaire, voir ce qu’elle a encore à nous dire...

Nathalie

 

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