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L'actualité de la médiathèque de Guer

  • OYEZ, OYEZ, NOUVELLES BD !

    Miam miam miam,
    elles brillent les nouvelles BD
    parce qu'elles sont fraîchement équipées
    & qu'elles n'attendent plus que mon bon vouloir
    (niark niark)
    pour rejoindre la table des nouveautés.

    Nathalie

  • VERS L'ABÎME, Erich Kästner - roman secteur adulte

    LE MOT DE L'EDITEUR :

    En 1931, Erich Kästner, alors au sommet de sa notoriété, publie un roman satirique, Fabian, qui lui vaut les foudres de la critique, prompte à dénoncer l’« immoralité » supposée des œuvres qui osent appeler un chat un chat. Il faut dire qu’il n’y va pas de main morte : son héros s’y livre à une critique féroce du Berlin de la République de Weimar, lieu de toutes les débauches et de tous les compromis. Rien d’étonnant à ce que, dès 1933, l’ouvrage ait été brûlé lors des autodafés décrétés par le régime nazi.

    Pourtant, le livre avait subi la censure d’un éditeur prudent, qui en avait soustrait les audaces les plus éclatantes. Une réédition récente nous permet fort heureusement de redécouvrir Fabian dans une version plus conforme à l’idée initiale de Kästner. On n’en est que plus saisi par l’étrange entre-deux dans lequel se meut le jeune Fabian, désespéré par la veulerie de ses contemporains, pressentant l’approche du désastre, mais incapable d’agir et de s’engager. Un roman décapant, qui parvient à conjuguer l’ironie, la compassion et la poésie singulière d’une modernité déboussolée.

     

     *

    Pour la première fois en Allemagne, & en France grâce à la traductrice Corinna Gepner, nous est donnée l'occasion de découvrir dans son intégralité le chef d'oeuvre méconnu du petit frère en lucidité de Klaus Mann : sombre, évidemment, difficile de ne pas l'être quand le bruit des bottes se rapproche mais impertinent aussi, pétillant (on y retrouve l'humour féroce cher à un autre grand frère de Kästner : le Robert Musil de L'Homme sans qualités) & fort d'une empathie contagieuse qui fait de l'anti-héros de ce roman notre contemporain en sensibilité.

     Je n'aime pas trop les injonctions alors je ne dirai pas que cet ouvrage est à lire d'urgence mais...

    Je laisse plutôt parler sa traductrice française en la remerciant pour cette découverte :

    https://www.youtube.com/watch?v=48RcfxQ1dB0 

    Vers l'abîme, Erich Kästner, traduit de l'allemand, Anne Carrière, 2016.

    Nathalie

  • Bébés Bouquins

    Parce que les livres c'est bon dès le plus jeune âge, la médiathèque propose régulièrement des séances "Bébés Bouquins" pour les 6 mois/3 ans. 

    La prochaine séance est prévue samedi 24 septembre à 10h30.

    Histoires, comptines, rondes, jeux de doigts seront au rendez-vous. 

    Cette animation est gratuite et ouverte à tous. Il suffit juste de s'inscrire par téléphone, par mail ou lors d'un passage à la médiathèque. Places limitées à 12 enfants. 

    Je vous attends !

    Sabrin@

  • MARTHA & ALAN, Emmanuel Guibert - BD pour adultes

    Les 2 premiers volets consacrés à la vie d'Alan Ingram Cope vous attendent très patiemment à la médiathèque (en présentation parmi la sélection des invisibles) & le prochain, dont le journal le Monde nous offre les 10 premières pages s'impatiente dans le panier de la prochaine commande...
    Un peu hâte, hâte, hâte.

    En attendant aussi, on peut venir lire le dossier consacré à cette prochaine parution dans le dernier n° de la revue Kaboom.

    Loué soit le talent de cet auteur à l'oeuvre précise & pudique, j'ai dit.

    Nathalie

  • Galettes de sons

     

    La brochure 2016 "Galettes de sons" éditée par la médiathèque départementale est arrivée ! Une quinzaine de médiathèques du département, ainsi que le personnel de la médiathèque départementale ont sélectionné leurs coups de coeur discographiques. 

    Brochure à consulter ci-dessous :

    brochure "Galettes de sons 2016"

     

    La majeure partie des albums sont empruntables à la médiathèque ou en écoute sur la plateforme 1D touch. Possibilité de réserver les autres titres à la médiathèque départementale.

    En écoute, ci-dessous, une partie de la sélection.

    Playlist Galettes de sons

    Christelle

  • AU MOIS D'AOÛT, SANS AUCUN DOUTE...

    Au mois d’août, sans aucun doute, dans les chiffres & les bacs tu te pencheras pour me nettoyer tout ça.
    En terme professionnel, on appelle ça du « désherbage », parlant non ?
    Alors j’ai fait mon mouton, mais pas grand-chose à me mettre sous la dent cette année ; c’est que j’avais plus l’an passé !
    Par contre, j’ai revu passer, dédaignés une nouvelle année, certains volumes de bandes dessinées tout beaux, tout neufs ou plus vieux & qui méritent d’être sauvés de mes crocs implacables (oui, on peut être un mouton & avoir des crocs)…
    En apparence moins « évidents » que d’autres très empruntés, ils ont souvent une forte empreinte graphique & leur originalité implique d’accepter de sauter un peu dans l’inconnu, qui, c’est bien connu, réserve souvent de belles surprises.
    C’est une sélection comme une autre, que nous pourrions appeler, paradoxalement,
    la sélection des invisibles.

     

    Nathalie

  • FRANZ, DORA, LA PETITE FILLE & SA POUPÉE, D. Lévy/ T. Romanin - album pour les grands

    Je relis le début d'un article du Monde des livres :

    "A la fin de sa vie, Franz Kafka a été un homme heureux. Les faits sont avérés depuis longtemps. Mais le mythe qui entoure l'auteur du Procès est si puissant et si sombre qu'il rend cette vérité inconcevable. La Splendeur de la vie de l'écrivain allemand Michael Kumpfmüller  la rétablit cependant avec tant de justesse, et une telle puissance, qu'il sera désormais impossible de l'oublier. [...] Il vient d'avoir 40 ans, elle en a tout juste 25. Elle est assise à la table de la cuisine, occupée à vider des poissons. C'est le déclic, la révélation que l'éternel célibataire n'attendait plus."
    Elle, c'est Dora Diamant (magnifique, ça ne s'invente pas un tel nom...), le dernier amour de l'écrivain qui décédera 11 mois après cette rencontre. Même si la disparition des carnets & des lettres, emportés par la Gestapo après la mort de l'écrivain ne permettent pas de le prouver, il semblerait qu'avec Dora, & alors même qu'il se savait condamné dans un avenir proche (tuberculose), Kafka ait trouvé tous les élans qui lui avaient manqués jusqu'alors.

    C'est ainsi qu'on le retrouve dans ce beau texte de Didier Lévy illustré par le trait aquarellé & délicat de Tiziana Romanin : lumineux & calme, concentré à ne pas perdre le peu de souffle qui lui reste.

    Les lettres dont il est question dans Franz, Dora, la petite fille & sa poupée ont disparues elles aussi mais elles ont bien existé, ainsi que l'histoire qui les accompagne, narrée par Dora elle-même dans ses Mémoires. Franz, très affaibli & Dora se promènent au parc. Ils croisent une enfant en pleurs : sa poupée a disparue. Franz trouve immédiatement une consolation pour la jeune Ingrid : sa poupée n'a pas disparue, elle est juste partie en voyage, elle lui a écrit une lettre, lui confiant le soin de la lire à la petite fille. C'est ainsi que commence la rédaction des lettres de la poupée qui s'attarde en voyage, vit & grandit, ne se décide pas à rentrer, rencontre un amoureux, se décide à ne pas rentrer & à envoyer sa dernière lettre alors que Franz sent sa fin venir & qu'Ingrid n'a plus vraiment besoin de sa poupée mais seulement de la vie qui court en elle pour devenir une jeune fille & s'accomplir... "Franz [...] sourit ; lui qui n'est jamais content de ses livres, lui qui veut détruire tous ses manuscrits, il a quand même le sentiment d'avoir réussi quelque chose avec ses mots". 

    Le texte dévoile juste ce qu'il faut, "soleil & douceur", le dessin montre ce qui ne se dit pas, le tout émeut aux larmes.

    A retrouver sur notre catalogue & à la médiathèque...

    Nathalie

  • L'ODEUR DES GARÇONS AFFAMES, Loo Hui Phang/ Frederik Peeters - B.D. adulte

    LE MOT DE L’ÉDITEUR :
     
    L'Ouest sauvage
    Une mission à la dérive
    Un type qui rôde
    Des Indiens tout-puissants
    Un mystère
     
    Et le désir, immense, insolent.
     
    *
     
    Loo Hui Phang, en écrivant L'Odeur des garçons affamés (titre sublime non ?) s'est rendue compte que, ce qui l'interrogeait intimement dans le western, c’était les questions du génocide, de la colonisation, et du genre. L'auteur (plus que scénariste : Peeters lui a demandé une histoire, elle lui en a proposé 3, il a choisi celle-ci : 2 auteurs se sont rencontrés, aux univers convergents) utilise le modèle archétypal du western pour interroger les frontières, mentales & physiques & repenser ce genre ultra-codé jusqu'aux limites de nos paradoxes modernes. Pas étonnant alors de voir surgir le fantastique dans cet album qui a tout pour devenir un classique du hors-norme...
    Le trait de Frederik Peeters, précis, élégant & légèrement lyrique ouvre les portes du fantastique autant qu'il renforce la surprise de son irruption ; il s'accorde à la perfection à ce jeu d'équilibre & de transgression des codes, comme il a déjà  su le faire avec le sublime Lupus pour la Science-Fiction.
    Entrer dans une bande dessinée comme on enfile un vieux pull, entre chien & loup & se laisser saisir par l'étrangeté d'un univers aux multiples échos, n'est-ce pas ce qu'on demande à ce genre frontière & si riche de possibilités ?
     
    Nathalie

  • UN CERTAIN MONDE, Elizabeth Harrower - roman adulte

    LE MOT DE L’ÉDITEUR :

    "C'était une matinée parfaite, d'une beauté originelle, et chaque feuille reflétait le soleil. Le ciel était immense. " Zoe, Russell, Stephen et Anna. Quatre jeunes gens à l'aube de leur existence, dans le Sydney d'après-guerre. Zoe et Russell sont frère et soeur, Anna et Stephen aussi : les uns sont issus d'une lignée qui leur promet un avenir radieux ; les autres doivent surmonter le passé. Mais le destin se plaît à faire mentir les certitudes. Avec une sensibilité digne de Jane Austen, Elizabeth Harrower raconte l'ivresse du grand amour, les désillusions dont on prend la pleine mesure toujours à contretemps. En apparence, elle choisit le prisme de l'infime. Pourtant, une ambition plus ample se dessine dans ce roman bouleversant : écrire la vie.

    Née en 1928 en Australie, Elizabeth Harrower a connu un succès fulgurant dans sa jeunesse avant de tomber dans l'oubli. Traduit pour la première fois en français, Un certain monde révèle aujourd'hui son talent, salué dans le monde entier.

    *

    S'accordant parfaitement au temps suspendu des vacances, ce roman au charme suranné & sans âge m'a évoqué tout ensemble Jane Austen pour son incroyable finesse psychologique & la mise en regard des classes sociales, Anton Tchékhov pour son désenchantement calme (sans ironie), Virginia Woolf pour l'art de mettre en mots des sensations, fugitives ou lancinantes, Jerome David Salinger pour le portrait d'une jeunesse dans les années 40.

    Ecrit en 1971 & remisé au placard par son auteur, estimant, ma foi, "qu'il y a, partout dans le monde, tant de romans morts qui n'avaient pas besoin d'être écrits", Un certain monde est publié pour la première fois en Australie & en France. Une nouveauté, donc, que je conseille chaudement aux amatrices & amateurs des écrivains sus-cités :

    Un certain monde, Elizabeth Harrower, Rivages, 2016.

    Nathalie