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L'actualité de la médiathèque de Guer - Page 4

  • Festival "Zef et Mer"

    Le festival "Zef et Mer" vous donne rendez-vous le 28 janvier. 

    L'occasion de rencontrer les artistes, de découvrir la création et les nouveautés de la musique bretonne !

    Au programme à Guer, des animations pour le jeune public, des expositions, des extraits de nouveaux spectacles et un fest-noz.

     

    • A la médiathèque, de 10h à 17h : spectacles pour le jeune public

    A 10h ; 11h et 16h : Monsieur Léo : "Le bonheur petra 'zo" qui s'adresse aux enfants à partir de 18 mois

    A 10h30 ; 11h30 et 15h30 : Caroline Sire et la compagnie « Concert d'histoires » à partir de 7-8 ans

    A 12h et 16h30 : duo des Ours du Scorff, à partir de la maternelle

     

    Ces séances seront gratuites

     

    L’après-midi à la salle « La Gare » de 14h à 18h :

    8 formations musicales vont se succéder pour présenter leur création. Des éphémères de 20 mn que l’on pourra également écouter en direct sur Timbre FM.

    Vous pourrez entendre le groupe Fleuves (à 14h) ; Le duo Gurvan Liard et Maude Madec (à 14h30) ; Le Bour-Bodros (à 15h) ; Soïg Sibéril (à 15h30) ; Morwenn Le Normand et Ronan Pinc (à 16h30) ; le Duo Tchaïd (à 17h) ; Silabenn (à 17h30) et EOG (à 18h)

    Entrée gratuite

     

    Le soir à la salle « La Gare » à partir de 21h,  un Fest-noz animé par :

    - Le trio Bouthillier, James et Laridon

    - Morwenn Le Normand et Ronan Pinc

    - Et le groupe Ossian

    Entrée : 6 euros

     

    En parallèle, vous pourrez visiter deux expositions :

    Du 17 janvier au 10 février, au Centre culturel Le Belvédère : une exposition de peintures d’Adelyne Neveux

    Du 24 janvier au 11 février, à la Médiathèque de Guer : une exposition d’œuvres de Joël Moutel

    Musique, danse, spectacles... Il y en aura pour tous les âges et pour tous les goûts. Un bon moyen d’égayer l’hiver et de commencer cette nouvelle année ! 

    En écoute ci-dessous, quelques-uns des artistes présents le 28 janvier. Retrouvez également une sélection musicale sur la plateforme 1D touch. Renseignez-vous auprès de la médiathèque pour créer votre compte d’accès.

                                                      

     

  • BONNE ANNÉE CHALOUPÉE !

    "Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? demanda le bibliothécaire, comme il s'en allait.
    - Oui, monsieur, répondit-il. C'est une fameuse bibliothèque que vous avez là.
    L'homme acquiesça.
    - Nous serons toujours heureux de vous accueillir. Vous êtes marin ?
    - Oui, monsieur. Et je reviendrai.
    Ça alors, comment a-t-il pu deviner ? se demanda-t-il en descendant l'escalier.
    Et, dans la rue, le long du premier pâté de maisons, il s'appliqua à marcher droit, en se tenant raide comme un piquet jusqu'à ce que, la rêverie le reprenant, son pas chaloupé de matelot lui revînt tout naturellement."
    Martin Eden, Jack London, Phébus "Libretto", p.57.

    La médiathèque vous souhaite ses meilleurs vœux, des rêves hauts, le regard clair, la démarche chaloupée & se fait une joie de pouvoir accueillir encore & toujours tous les Martin Eden de la terre... & tou-te-s les autres humain-e-s aussi

    Nathalie

  • 76 CLOCHARDS CELESTES OU PRESQUE, Thomas Viniau - littérature adulte

    La quatrième de couverture dit :

    Le clochard céleste ne dort pas sous la cloche du ciel, il dort dans le ciel, directement. Il dort, mange, boit, chie du ciel, mais il sent toujours la bête, ce mélange d'étoiles et de boue. Ces textes constituent une galerie de sales types, de déglingués et d'allumés, de borderline et bords de route. Des types à qui je ne confierais pas mes enfants mais qui ont plus d'une fois recueilli mon cœur malade derrière les ongles noirs de leurs mots, de leurs musiques, de leurs arts. Des hommes qui, en tombant, ont fait du bien aux autres. Des femmes qui ont sculpté, dans les sucs abjects de l'humanité, les doudous de nos petites nuits tristes. Ils n'ont pas renoncé. Ils n'ont la plupart du temps pas eu trop de chance non plus. Ils ont bringuebalé, sublimes et admirables, crevards dégénérés jusqu'à nos yeux blessés. Ils étaient peut-être malades, mais ce sont eux qui nous ont soignés de beauté, la vraie, la pure, celle qui ne renonce à aucune réalité.

    *

    Rimbaud tendait des chaînes d'or d'étoile à étoile & dansait, Thomas Vinau accroche ses clochards de prédilection sur la page comme autant de lampions dans nos nuits & l'on danse. On est contents  de lire le portrait tout personnel, hyper elliptique & percutant de certains très connus, contents de voir que d'autres secrètement adorés n'ont pas été oubliés, contents d'en découvrir plein : la nuit n'a pas fini de s'éclairer, des frères, des sœurs (si peu pourtant, attendez, je compte, 4, la clochardisation, céleste ou non serait-elle un penchant plutôt masculin ?) de survie, de fatigue & d'illuminations.

    Un livre à picorer donc, un livre qui ouvre la porte à d'autres livres mais pas que : si les écrivains sont présents, on trouve beaucoup de musiciens dans ce dictionnaire troué, de Chet Baker à Robert Wyatt en passant par Karen Dalton.

    *

    Chet Baker justement : "Il faut écouter la douceur avec laquelle cet homme a brûlé." (p.36)

    Ou : " Robert Walser est un promeneur céleste. C'est un aventurier du minuscule. Un explorateur de l'évanescent. Après ses études, Robert Walser a tenté quelques métiers (domestique, employé, secrétaire), mais dès ses premiers succès littéraires d'estime, il cessa de travailler pour se consacrer à ses trois passions : écrire, marcher & disparaître." (p.180)

    Ou encore : "Dado travaille les pierres à l'intérieur des ventres, & les ventres à l'intérieur des pierres. Il se rapproche du graffiti en peignant les murs de son moulin, d'un vieux blockhaus ou d'une ancienne léproserie. Il dit du mot oeuvre qu'il est ridicule & prétentieux, & que son seul travail est d'aller chercher son petit-fils à l'école." (p.67)

    *

    http://www.castorastral.com/livre/76-clochards-celestes-presque/ 

    http://mediathequedeguer.opac3d.fr/search.php?action=Basket&method=admin_view_html&pid=5505

    Nathalie

  • CUL DE SAC, Richard Thompson - BD

    Le mot de l'éditeur :

    De l'autre côté de la Grande Muraille du Silence qui sépare la ville de la banlieue résidentielle, à côté de la voie Cul de Sac, pas loin de la place Cul de Sac, tout près de l'avenue Cul de Sac, se trouve une petite rue appelée Cul de Sac. C'est là que vivent les Otterloop : Alice, petite fille de 4 ans dont le caractère oscille entre candeur et despotisme, Petey, son grand frère, dont la vie est essentiellement rythmée par ses saignements de nez, ses phobies compulsives et ses bandes dessinées, et leurs deux parents. Peter et Madeline.

    Initialement publiée dans le prestigieux Washington Post dès 2004, la série de strips Cul de sac fut rapidement consacrée comme l'une des plus grandes réalisations du genre par ses pairs. Présenté par Art Spiegelman (Maus) comme le digne héritier de Bill Watterson(Calvin et Hobbes), Richard Thompson a remporté en 2015 l'Eisner Award de la Meilleure Publication Humoristique.

    *

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    Premier (gros) volume d'une intégrale (oui, intégrale, définitive, Richard Thompson est décédé en juillet 2016 à pas même 60 ans de la maladie de Parkinson), un volume soigné, format à l'italienne, un pavé, ou une belle brique, de celles lancées par le satané Ignatz Mouse à Krazy Kat dans le sunday strip de l'incontournable George Herriman dont se revendiquent tous les bons auteurs de strips (waouaw, elle est longue cette phrase, c'est même pas une vraie phrase d'ailleurs, dois-je cesser de lire des comic strips ?). D'ailleurs, je mettrais bien ma main à couper que ces deux-là se sont vite retrouvés au paradis des auteurs de strips, quelque part entre la Grande Muraille du Silence & le comté de Coconino, qu'ils se lancent des briques avec amour, sucent du jus de moufle, dessinent des sourires sur des cailloux comme Alice ou passent leurs journées à lire Little Neuro sur leur lit comme son grand frère Petey.

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    Krazy Kat, George Herriman

     Quant au papa de Calvin & Hobbes, il est allé jusqu'à sortir de sa réserve légendaire pour accepter une conversation avec son frère en humour dominical (un an de différence entre les deux lascars) pour le magazine Kaboom (qui vient de cesser ses parutions alors que la médiathèque venait de s'abonner... le n° 14 retranscrivant la conversation est cependant bien là, ouf), conversation dont il signe également l'introduction : "Le récit évite tout autant le sentimentalisme que le cynisme, & propose au contraire une peinture aussi loufoque que personnelle du quotidien. Or, très peu de strips savent jouer cette partition avec autant de subtilité."

    & patati & patata, je ne vais pas m'esquinter à tout vous raconter non plus parce que de toutes façons IL FAUT LIRE CUL DE SAC (aïe, je sens que l'inconséquente tyrannie d'Alice est entrée en moi) & que je vous mets en lien tout ce qu'il faut :

    à la médiathèque

    les premières pages

    Ah si, quand même, un dernier mot, du préfacier prestigieux Art Spiegelman : "Thompson décrit ce qu'il reste de l'enfance (la puberté apparaît un peu plus tôt chaque année et l'Age de Déraison adulte débute dès que les enfants ont appris à devenir de bons petits consommateurs) dans ce qu'il reste de la presse écrite."

     THAT'S ALL FOLKS !

    Nathalie

  • DODGERS, Bill Beverly - roman policier

    LE MOT DE L'EDITEUR : 

    East, quinze ans, est chef des guetteurs devant la taule, une maison où l’on vend et consomme de la dope, dans un ghetto de Los Angeles.

    On ne saura jamais pourquoi ni comment, car la petite bande n’a rien vu venir, mais un jour les flics débarquent.

    La taule est fermée, East doit se racheter.

    En allant dans le Wisconsin éliminer un juge, témoin compromettant. Accompagné de son frère Ty, douze ans et complètement fêlé, d’un pseudo-étudiant et d’un gros plutôt futé. Sans armes, avec de faux papiers et quelques dollars en poche.

    À bord du monospace bleu pouilleux qui quitte le soleil californien pour le froid des Grands Lacs, l’ambiance est de plus en plus crispée. Et, à l’arrivée, rien ne se passera comme prévu.

    Roman noir écrit au cordeau, voyage initiatique qui infléchit les destinées, Dodgers fait penser à The Wire et à Clockers. Mieux : il y a là une tonalité poignante, une poésie tragique, un je-ne-sais-quoi d’électrisant tout à fait uniques.

     

    Bill Beverly a grandi à Kalamazoo (Michigan) et fait ses études à l’Université de Floride. Il enseigne la littérature américaine à la Trinity Washington University et vit dans le Maryland. Dodgers est son premier roman.

    Traduit de l’anglais (États-Unis) par Samuel Todd

    *

    A la fin de Dodgers, le jeune East reprend la route dans la Lincoln grise qu'on lui a prêtée pour rentrer au bercail : il a six jours pour filer le plus loin possible, toujours plus vers l'Est, je le regarde filer & mes yeux continuent de se perdre longtemps sur la ligne d'horizon qui l'a vue disparaître. C'est ce qui a dû arriver à Bill Beverly à la fin de la lecture du roman de Richard Price, Clockers, au point de créer un personnage proche du jeune vendeur noir de drogue dans les rues d'une banlieue de New York & de lui offrir une porte de sortie. 

    La tentation est grande, en effet, d'inventer un souffle d'air, une bagnole, un peu de douceur pour ces gosses qui ne sont rois que d'un coin de rue & n'ont jamais quitté leur quartier. On les retrouve, ces gosses, dans la série américaine Sur écoute (The Wire) devenue culte & dont le scénario de certains épisodes est justement assuré par Richard Price ou l'excellent George Pelecanos.

    Toutes ces références sont à retrouver à la médiathèque...

    Nathalie

  • Bébés Bouquins

    Parce que les livres c'est bon dès le plus jeune âge, la médiathèque propose régulièrement des séances "Bébés Bouquins" pour les 6 mois/3 ans. 

    La prochaine séance est prévue samedi 19 novembre à 10h30.

    Histoires, comptines, rondes, jeux de doigts seront au rendez-vous. 

    Cette animation est gratuite et ouverte à tous, il suffit juste de s'inscrire par téléphone, par mail ou lors d'un passage à la médiathèque. Places limitées à 12 enfants. 

    Je vous attends !

    Sabrin@