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Livre (secteur adultes) - Page 5

  • RYTHMES 1 & 2 - POEMES, Charles Reznikoff - poésie

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    Nous venons de recevoir à la médiathèque quelques titres du catalogue des petites (mais costaudes!) éditions genèvoises Héros-limite, dont la réédition de la poésie de Charles Reznikoff. Son nom ne vous dit rien ? Alors cliquez sur l'image pour lire la présentation de l'éditeur! Et voici quelques extraits :

     

    15

    Sa bonté est pareille au soleil

    filtrant à travers l'arbre au crépuscule.

     

    Son indulgence est pareille au soleil,

    perçant la brume sur l'étendue marine.

     

    16 

    Les doigts de tes pensées

    modèlent ton visage

    sans relâche.

     

    Les vaguelettes de tes pensées

    baignent ton visage,

    l'embellissent.

     

    (Rythmes, 1918)

     

    4

    Le colporteur qui va d'échoppe en échoppe

    s'est assis sur des marches, dans un couloir obscur ;

    un panier de pommes sur ses genoux, il en respire l'odeur.

     

    21

    Prononçant sans fin des paroles semblables à des bulles d'argent,

    nous avançons sous la pluie au crépuscule.

     

    A présent assombri, le ciel emprunte aux réverbères une nuance rougeâtre ;

    des flaques triangulaires se forment dans les fissures carrées du macadam,

    clapotantes sous la pluie.

     

    (Poèmes, 1920)

     

    N. B. : les vers en version originale (c'est-à-dire en anglais) vous sont proposés en regard.

    Aux mêmes éditions, venez trouver également 

  • Tiens voilà du bouquin

    C'est ce soir, à la médiathèque : venez assister à l'enregistrement de l'émission !

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  • Lors du dernier kiosque...

    Le dernier kiosque de cette saison a eu lieu vendredi 27 juin. Peu de participants étaient au rendez-vous, d'autres occupations les retenant par ailleurs...Dommage...

    Nous avons tout de même échangé quelques idées de lectures pour cet été.

     

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    "Une histoire d'amour naît entre le major Ernest Pettigrew, élevé dans le plus pur esprit britannique, et Mme Ali, une douce et gracieuse veuve pakistanaise. Comment vont-ils faire face aux préjugés mes

    quins des villageois et des membres de leurs familles ? H. Simonson s'empare des traditions anglaises pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger."

     

     

     

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    "A l'occasion d'un héritage, Gabrielle, une Parisienne de 40 ans, part au milieu de nulle part pour vendre cette maison dont elle ne veut pas. Lors de son voyage, elle se révélera être médium, ce qui va bouleverser sa vie."
     
     
     
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    "Pour échapper à ses poursuivants, un homme se cache dans une île grecque. Il évoque son incroyable destin. Il s'agit de Jacques Coeur, argentier de Charles VII, alchimiste féru d'ésotérisme et lié à Agnès Soral, première favorite royale de l'histoire de France."
     
     
     
     
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    "Recueil de nouvelles, directement ou indirectement inspirées d'expériences vécues par l'auteur. Un ingénieur français se rendant sur une plate-forme pétrolière russe, un jeune Nigérien qui tente de rejoindre l'Europe, ou Tatiana, qui vit dans une ville-champignon aux confins de la Sibérie : tous ont en commun, face aux coups du sort, d'avoir choisi le lâcher-prise."
     
     
     

     Et vous, quel(s) titre(s) allez-vous emporter dans votre valise ? Partagez vos lectures, via les commentaires...

     

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    FLG.

  • DEVENIR CARVER, Rodolphe Barry - biographie

    Carver a réussi ce que seuls quelques-uns ont accompli : il a créé un pays à lui. Un pays reconnaissable entre tous.

    (New York Times Book Review)

     

     (Cliquez sur l'image!)     

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    Sur la tombe de Raymond Carver sont gravés ces mots du Poète, Nouvelliste, Essayiste américain :

     

    FRAGMENT TARDIF

     

    Alors as-tu trouvé

    ce que tu cherchais dans cette vie, malgré tout ?

    Oui.

    Et que voulais-tu ?

    Pouvoir me dire bien-aimé, me sentir

    bien-aimé sur la terre

     

    Rodolphe Barry retranscrit ces mots à la fin de sa biographie et, arrivé au terme de cette lecture, il est aisé de croire que le vœu de Carver fut exaucé : l'écriture de Barry, sobre, presque maladroite dans son souci de cerner au plus près et au plus vrai ce grand gaillard écorché sait nous le rendre infiniment proche et infiniment touchant. 

    50 ans : Carver n'a pas vécu longtemps mais il a connu et traversé ce qu'il faut pour trouver au bout du chemin la plénitude, jusqu'à une première mort, ou presque, à 40 ans quand le démon de l'alcool a manqué le terrasser. Ce qui relie ces deux vies et a permis sans doute de tuer définitivement "Mister Whiskey" est l'écriture, son besoin impérieux, une écriture qu'on a dite "à l'os" (voir à ce propos le conflit avec son éditeur détaillé par Barry, passionnant) mais qui, à l'instar de son maître en littérature, Tchekhov, avait surtout le don de s'ajuster aux drames quotidiens qui sont aussi les plus intimes, de les décrire dans une exactitude proche de l'étrange, sans les juger : la vie de ses personnages était la sienne aussi bien. 

    Ce que je peux dire à propos de mes écrits tient en trois mots : Entrer. Sortir. Ne pas s'attarder. Ou en trois lignes : une expérience de la vie et des hommes, un certain sens de l'observation et de l'écoute, des mots utilisés dans leur sens le plus plein et dans leur application la plus exacte, le tout animé par la force de la vie, aussi noire soit-elle. Et avoir l'étincelle. Car celui qui a l'étincelle peut se tromper, n'avoir pas de succès, mais se sauver chaque jour. L'étincelle, c'est ce qui permet de passer de la vie à l'art.

    (p. 239)

    *

    Je ne crois pas qu'il faille avoir lu Carver pour apprécier Devenir Carver. Par contre, mieux vaut avoir sous la main, pour la suite, quelques volumes de son oeuvre... Ça tombe bien, vous trouverez à la médiathèque : 

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     On avait le sentiment bizarre qu'il pouvait arriver n'importe quoi  maintenant qu'on s'était rendu compte que tout était fichu.

     Qu'ils soient abandonnés ou entourés de leur famille, les personnages  des nouvelles de Carver sont irrémédiablement seuls. Ils trompent,  boivent, perdent parfois les pédales. Loin de vivre la vie dont ils  avaient rêvé, ils ne vont nulle part mais peu d'entre eux ont le  courage de se l'avouer. Ces vies sont rendues ici dans leur vérité la  plus exemplaire, puisque Débutants est le manuscrit original de  Parlez-moi d'amour, paru en 1981 après avoir été amputé de moitié  par son éditeur. Il est ici restitué dans sa version intégrale.

     

     *

     Cinq nouvelles retrouvées onze ans après la mort de R. Carver. Elles reprennent les grands thèmes de l'écrivain américain : la séparation, la dépendance, le mensonge, etc. :

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    Des histoires tantôt tragiques, tantôt comiques, ou les deux à la fois, dont les héros n'appartiennent ni à la caste des rois ni à la caste des valets. Ce sont des "gens" : une serveuse de restaurant, un chômeur, un père anxieux, une femme divorcée... Les textes de ce recueil ont fait l'objet d'une adaptation à l'écran par R. Altman (Short Cuts) :

        

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    Nathalie.

  • GRANDE BRADERIE

    L'édition 2014 de la grande braderie de la médiathèque aura lieu

    du 14 au 21 juin,

    aux jours et heures habituels d'ouverture.

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    Vous pourrez acquérir certains des documents que nous  retirons des collections : romans, documentaires, livres pour enfants, bandes dessinées, CD... à tout petit prix (1 ou 2€)…

    Venez nombreux, il y en aura pour tous les goûts !

     

     Les ventes organisées par la Médiathèque résultent du travail de « désherbage » effectué dans les collections. En effet, nous retirons régulièrement des étagères les documents usés ou trop anciens afin de laisser place aux nouveautés. Certains de ces documents sont éliminés, d'autres bradés ; les invendus sont donnés à des associations.

    FLG.

  • Prochain kiosque : le 27 juin à 15h00

    Et vous, qu'emporterez-vous dans votre valise cet été ?

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    Le dernier kiosque de la saison aura lieu le 27 juin à 15h00.

    Venez échanger autour de vos lectures passées ou à venir, et remplir votre valise d'idées de lecture, pour les grandes vacances...

    Entrée libre - Gratuit. 

     

    FLG.

  • L’UNIVERSITÉ DE REBIBBIA, Goliarda Sapienza - récit

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    Qu'est-ce que la beauté, sinon de la cohérence ?

    *

    Il y a d'abord le regard de cette femme sur la couverture, fatigué et souriant, qui semble revenir de loin mais aurait fait en route le plein d'amour, de bienveillance, comme la seule chose qui reste, commune, quand tout a été saccagé.

    Cette femme, c'est donc Goliarda Sapienza (non, ce n'est pas un pseudonyme, ça ne s'invente pas un nom pareil!), née en 1924 en Sicile dans une famille socialo-anarchiste.

    Sa vie tumultueuse et originale s'essouffle en 1980 quand son grand roman L'Art de la joie, qu'elle a mis 10 ans à finir se voit refusé par tous les éditeurs. Un acte un peu insensé, un peu obscur dans ses intentions (vol de bijoux) l’envoie alors dans la plus grande prison pour femmes de Rome, Rebibbia.

    C'est l'occasion pour cette femme moralement épuisée de paradoxalement renaître en ce lieu d'enfermement mais qui reste le seul à savoir rassembler des humains (humaines en l'occurrence ici!) d'origines sociales disparates ; le lieu d'application possible, en sorte de l'utopie socialo-anarchiste qui l'habite depuis les origines... Et ce qui va souder entre elles ces femmes si différentes (junkies, gitanes, politiques,...), du moins le temps de ce récit, c'est-à-dire dans la vision qui nous est offerte là, c'est la capacité d'accueil et de compréhension de Goliarda "la sage".

    "Pour connaître un pays, il faut connaître ses écoles, ses asiles et ses prisons. [...] Je voulais seulement, en entrant ici, prendre le pouls de notre pays, savoir à quel point en sont les choses " aurait-elle confié à un journaliste à propos de son séjour à "l'université de Rebibbia".

    C'est bien cela que nous trouvons à la lecture de ce récit : le battement de cœur d'un pays en pleines années de plomb ; mais aussi un concentré d'humanité aux figures contrastées, éclatantes et toutes émouvantes et le regard d'une femme  qui a laissé sans regrets ses parures au vestiaire et trouve au milieu de ses sœurs de misère l'occasion d'un amendement.

     

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     Pour voir une vidéo de l'écrivain, cliquez sur l'image (en italien seulement!)

     

    *

    L'Université de Rebibbia, Goliarda Sapienza, Le Tripode, 2013

    vient d'arriver à la médiathèque et son roman L'Art de la joie est également disponible.

     

     "Tandis que l'on marche d'un pas rapide (il fait nuit désormais, les gardiennes sont pressées), la première chose que l'instinct vous suggère, exactement comme à l'école, c'est : ne jamais irriter les supérieurs. L'auto-dégradation qu'engendrent cette longue descente et, ensuite, le passage d'une grande grille, et après encore -toujours plus bas- la vue d'une dizaine de portillons métalliques cadenassés tout autour d'une place sombre, est si puissante qu'elle m'apparaît comme une sorte de plaisir auquel s'abandonner pour en finir avec les minuscules angoisses de la vie, les dilemmes éthiques, l'orgueil, la respectabilité."

    (p.14)

    " J'ai débarqué dans le royaume du tout est possible (violences, abandons, contradictions), fondé sur la conscience profonde de chacune d'être désormais perdue à jamais pour les lois qui régissent la vie du dehors. De fait, quand on met le pied sur le rivage du tout est perdu, n'est-ce pas justement alors que surgit la liberté absolue ?"

    (p.132)

    Nathalie

  • Sélection (Avril-Juin 2014)


    Si vous êtes "en panne d'idées" de lectures, fiez-vous à notre sélection :

    2014 04-06 sélection adultes dépliant.pdf

     

    Et bien sûr, sur nos étagères, un plus large choix à découvrir...

     

    FLG.

  • Café européen : la Pologne à l'honneur

    drapeau de la Pologne

    Rendez-vous vendredi 16 mai à 17h30 pour un café européen autour de la Pologne.

    Alina viendra nous parler de son pays natal : géographie, institutions, histoire, littérature, cinéma, musique... la Pologne se dévoilera à vous. 

    On vous attend nombreux, pour cette rencontre conviviale proposée dans le cadre du Relais Europe de la médiathèque. 

     



    FLG.

  • JANET & JANE

    Si vous avez regardé et aimé Un ange à ma table de Jane Campion  (cliquez sur l'affiche pour accéder à la lecture du film sur Arteplus7)

    Détails sur le produit

    diffusé hier soir sur Arte, venez découvrir à la médiathèque deux ouvrages de Janet Frame, l'héroïne du film : La Fille-bison et Vers l'autre été, roman autobiographique dont l'auteur n'a souhaité la publication qu'après sa mort, le trouvant trop "embarrassant personnellement", et on l'imagine très bien avouer cela tête baissée, yeux relevés et espiègles. Pour ma part, la Janet de Jane n'a fait que renforcer ma sympathie pour ce personnage, que dis-je pour cette vraie femme de chair et d'os au merveilleux don d'idiote, façon prince Mychkine s'entend...

     

    Vers l'autre été

    Grace Cleave, une écrivaine néo-zélandaise « expatriée » à Londres, est en vacances dans le nord de l'Angleterre. Son hôte lui demande pourquoi elle a abandonné sa terre natale : « Vous ne voudrez jamais y retourner ? - J'ai été officiellement déclarée folle en Nouvelle-Zélande. Y retourner ? On m'y a conseillé pour mon salut de vendre des chapeaux. » Janet Frame explore les thèmes du voyage, du retour, du mal du pays et de l'appartenance. Écrit en 1963, Vers l'autre été est un texte d'une justesse exquise, précurseur et annonciateur de son autobiographie. 

    Nathalie