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Livre (secteur adultes) - Page 3

  • LECTURES HORS-LES-MURS

    - Notre prochain rendez-vous de lectures à haute voix c'est 

     jeudi 13 avril de 14h30 à 16h30

    au Centre Culturel Le Belvédère,

    l'entrée est libre & gratuite sur inscription auprès de la médiathèque.

    - C'est quoi le thème ? 

    - Drôles de livres.

    - Drôles, qui font rire ?

    - Oui, mais pas que. Drôles de, bizarres, étonnants. Il faut venir voir & puis voilà. Si vous êtes curieux, que vous vous ennuyez, que vous voulez vous changer les idées ou que vous aimez vous en laisser conter, juste venez, vous êtes les bienvenus...

    Nathalie

  • LECTURES A HAUTE VOIX - Premières amours

    Nos lectures hors-les-murs de l'hiver n'auront lieu ni dehors, évidemment, ni chez l'habitant qui se trouve trop souvent grippé en cette saison...

    mais... entre-les-murs, c'est-à-dire à la médiathèque & seront donc à cette occasion ouvertes à toutes & tous, adultes. 

    Comme nous tenons à préserver le côté intime de ces séances, le nombre de places sera limité (sur inscription, par téléphone ou en venant nous voir aux heures habituelles d'ouverture).

    Ce sera donc :

    Jeudi 16 février 2017

    de 14h30 à 16h30

    à la médiathèque

    sur le thème des 

    PREMIÈRES AMOURS

    bon, de l'amour quoi

    puisque comme dit Barbara

    "à chaque fois, à chaque fois,
    chaque fois qu'on aime d'amour

    [on se dit que]

    c'est la première fois,
    comme à chaque fois" !

    Nathalie

  • BONNE ANNÉE CHALOUPÉE !

    "Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? demanda le bibliothécaire, comme il s'en allait.
    - Oui, monsieur, répondit-il. C'est une fameuse bibliothèque que vous avez là.
    L'homme acquiesça.
    - Nous serons toujours heureux de vous accueillir. Vous êtes marin ?
    - Oui, monsieur. Et je reviendrai.
    Ça alors, comment a-t-il pu deviner ? se demanda-t-il en descendant l'escalier.
    Et, dans la rue, le long du premier pâté de maisons, il s'appliqua à marcher droit, en se tenant raide comme un piquet jusqu'à ce que, la rêverie le reprenant, son pas chaloupé de matelot lui revînt tout naturellement."
    Martin Eden, Jack London, Phébus "Libretto", p.57.

    La médiathèque vous souhaite ses meilleurs vœux, des rêves hauts, le regard clair, la démarche chaloupée & se fait une joie de pouvoir accueillir encore & toujours tous les Martin Eden de la terre... & tou-te-s les autres humain-e-s aussi

    Nathalie

  • 76 CLOCHARDS CELESTES OU PRESQUE, Thomas Viniau - littérature adulte

    La quatrième de couverture dit :

    Le clochard céleste ne dort pas sous la cloche du ciel, il dort dans le ciel, directement. Il dort, mange, boit, chie du ciel, mais il sent toujours la bête, ce mélange d'étoiles et de boue. Ces textes constituent une galerie de sales types, de déglingués et d'allumés, de borderline et bords de route. Des types à qui je ne confierais pas mes enfants mais qui ont plus d'une fois recueilli mon cœur malade derrière les ongles noirs de leurs mots, de leurs musiques, de leurs arts. Des hommes qui, en tombant, ont fait du bien aux autres. Des femmes qui ont sculpté, dans les sucs abjects de l'humanité, les doudous de nos petites nuits tristes. Ils n'ont pas renoncé. Ils n'ont la plupart du temps pas eu trop de chance non plus. Ils ont bringuebalé, sublimes et admirables, crevards dégénérés jusqu'à nos yeux blessés. Ils étaient peut-être malades, mais ce sont eux qui nous ont soignés de beauté, la vraie, la pure, celle qui ne renonce à aucune réalité.

    *

    Rimbaud tendait des chaînes d'or d'étoile à étoile & dansait, Thomas Vinau accroche ses clochards de prédilection sur la page comme autant de lampions dans nos nuits & l'on danse. On est contents  de lire le portrait tout personnel, hyper elliptique & percutant de certains très connus, contents de voir que d'autres secrètement adorés n'ont pas été oubliés, contents d'en découvrir plein : la nuit n'a pas fini de s'éclairer, des frères, des sœurs (si peu pourtant, attendez, je compte, 4, la clochardisation, céleste ou non serait-elle un penchant plutôt masculin ?) de survie, de fatigue & d'illuminations.

    Un livre à picorer donc, un livre qui ouvre la porte à d'autres livres mais pas que : si les écrivains sont présents, on trouve beaucoup de musiciens dans ce dictionnaire troué, de Chet Baker à Robert Wyatt en passant par Karen Dalton.

    *

    Chet Baker justement : "Il faut écouter la douceur avec laquelle cet homme a brûlé." (p.36)

    Ou : " Robert Walser est un promeneur céleste. C'est un aventurier du minuscule. Un explorateur de l'évanescent. Après ses études, Robert Walser a tenté quelques métiers (domestique, employé, secrétaire), mais dès ses premiers succès littéraires d'estime, il cessa de travailler pour se consacrer à ses trois passions : écrire, marcher & disparaître." (p.180)

    Ou encore : "Dado travaille les pierres à l'intérieur des ventres, & les ventres à l'intérieur des pierres. Il se rapproche du graffiti en peignant les murs de son moulin, d'un vieux blockhaus ou d'une ancienne léproserie. Il dit du mot oeuvre qu'il est ridicule & prétentieux, & que son seul travail est d'aller chercher son petit-fils à l'école." (p.67)

    *

    http://www.castorastral.com/livre/76-clochards-celestes-presque/ 

    http://mediathequedeguer.opac3d.fr/search.php?action=Basket&method=admin_view_html&pid=5505

    Nathalie

  • CUL DE SAC, Richard Thompson - BD

    Le mot de l'éditeur :

    De l'autre côté de la Grande Muraille du Silence qui sépare la ville de la banlieue résidentielle, à côté de la voie Cul de Sac, pas loin de la place Cul de Sac, tout près de l'avenue Cul de Sac, se trouve une petite rue appelée Cul de Sac. C'est là que vivent les Otterloop : Alice, petite fille de 4 ans dont le caractère oscille entre candeur et despotisme, Petey, son grand frère, dont la vie est essentiellement rythmée par ses saignements de nez, ses phobies compulsives et ses bandes dessinées, et leurs deux parents. Peter et Madeline.

    Initialement publiée dans le prestigieux Washington Post dès 2004, la série de strips Cul de sac fut rapidement consacrée comme l'une des plus grandes réalisations du genre par ses pairs. Présenté par Art Spiegelman (Maus) comme le digne héritier de Bill Watterson(Calvin et Hobbes), Richard Thompson a remporté en 2015 l'Eisner Award de la Meilleure Publication Humoristique.

    *

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    Premier (gros) volume d'une intégrale (oui, intégrale, définitive, Richard Thompson est décédé en juillet 2016 à pas même 60 ans de la maladie de Parkinson), un volume soigné, format à l'italienne, un pavé, ou une belle brique, de celles lancées par le satané Ignatz Mouse à Krazy Kat dans le sunday strip de l'incontournable George Herriman dont se revendiquent tous les bons auteurs de strips (waouaw, elle est longue cette phrase, c'est même pas une vraie phrase d'ailleurs, dois-je cesser de lire des comic strips ?). D'ailleurs, je mettrais bien ma main à couper que ces deux-là se sont vite retrouvés au paradis des auteurs de strips, quelque part entre la Grande Muraille du Silence & le comté de Coconino, qu'ils se lancent des briques avec amour, sucent du jus de moufle, dessinent des sourires sur des cailloux comme Alice ou passent leurs journées à lire Little Neuro sur leur lit comme son grand frère Petey.

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    Krazy Kat, George Herriman

     Quant au papa de Calvin & Hobbes, il est allé jusqu'à sortir de sa réserve légendaire pour accepter une conversation avec son frère en humour dominical (un an de différence entre les deux lascars) pour le magazine Kaboom (qui vient de cesser ses parutions alors que la médiathèque venait de s'abonner... le n° 14 retranscrivant la conversation est cependant bien là, ouf), conversation dont il signe également l'introduction : "Le récit évite tout autant le sentimentalisme que le cynisme, & propose au contraire une peinture aussi loufoque que personnelle du quotidien. Or, très peu de strips savent jouer cette partition avec autant de subtilité."

    & patati & patata, je ne vais pas m'esquinter à tout vous raconter non plus parce que de toutes façons IL FAUT LIRE CUL DE SAC (aïe, je sens que l'inconséquente tyrannie d'Alice est entrée en moi) & que je vous mets en lien tout ce qu'il faut :

    à la médiathèque

    les premières pages

    Ah si, quand même, un dernier mot, du préfacier prestigieux Art Spiegelman : "Thompson décrit ce qu'il reste de l'enfance (la puberté apparaît un peu plus tôt chaque année et l'Age de Déraison adulte débute dès que les enfants ont appris à devenir de bons petits consommateurs) dans ce qu'il reste de la presse écrite."

     THAT'S ALL FOLKS !

    Nathalie

  • DODGERS, Bill Beverly - roman policier

    LE MOT DE L'EDITEUR : 

    East, quinze ans, est chef des guetteurs devant la taule, une maison où l’on vend et consomme de la dope, dans un ghetto de Los Angeles.

    On ne saura jamais pourquoi ni comment, car la petite bande n’a rien vu venir, mais un jour les flics débarquent.

    La taule est fermée, East doit se racheter.

    En allant dans le Wisconsin éliminer un juge, témoin compromettant. Accompagné de son frère Ty, douze ans et complètement fêlé, d’un pseudo-étudiant et d’un gros plutôt futé. Sans armes, avec de faux papiers et quelques dollars en poche.

    À bord du monospace bleu pouilleux qui quitte le soleil californien pour le froid des Grands Lacs, l’ambiance est de plus en plus crispée. Et, à l’arrivée, rien ne se passera comme prévu.

    Roman noir écrit au cordeau, voyage initiatique qui infléchit les destinées, Dodgers fait penser à The Wire et à Clockers. Mieux : il y a là une tonalité poignante, une poésie tragique, un je-ne-sais-quoi d’électrisant tout à fait uniques.

     

    Bill Beverly a grandi à Kalamazoo (Michigan) et fait ses études à l’Université de Floride. Il enseigne la littérature américaine à la Trinity Washington University et vit dans le Maryland. Dodgers est son premier roman.

    Traduit de l’anglais (États-Unis) par Samuel Todd

    *

    A la fin de Dodgers, le jeune East reprend la route dans la Lincoln grise qu'on lui a prêtée pour rentrer au bercail : il a six jours pour filer le plus loin possible, toujours plus vers l'Est, je le regarde filer & mes yeux continuent de se perdre longtemps sur la ligne d'horizon qui l'a vue disparaître. C'est ce qui a dû arriver à Bill Beverly à la fin de la lecture du roman de Richard Price, Clockers, au point de créer un personnage proche du jeune vendeur noir de drogue dans les rues d'une banlieue de New York & de lui offrir une porte de sortie. 

    La tentation est grande, en effet, d'inventer un souffle d'air, une bagnole, un peu de douceur pour ces gosses qui ne sont rois que d'un coin de rue & n'ont jamais quitté leur quartier. On les retrouve, ces gosses, dans la série américaine Sur écoute (The Wire) devenue culte & dont le scénario de certains épisodes est justement assuré par Richard Price ou l'excellent George Pelecanos.

    Toutes ces références sont à retrouver à la médiathèque...

    Nathalie

  • « Au Fil des Mots » : Bourse aux livres jeunesse et Puces couture, lecture et loisirs créatifs

    En partenariat avec la médiathèque de Guer, le Centre Social du Pays de Guer reconduit l’évènement « Au fil des mots ».

    Il aura lieu le Samedi 04 juin 2016, de 10h à 17h.

    Lire la suite

  • PHALLAINA, Marietta Ren - Bande défilée

    OUVERTURE DU CHAMP DES POSSIBLES EN LITTÉRATURE GRAPHIQUE

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    Phallaina n'est pas une simple bande dessinée numérique, c'est une bande défilée, conçue pour le support tablette, j'ai enfin pris le temps de la lire, le procédé est très convaincant, on va à son rythme ou plutôt on se coule intuitivement dans le rythme imposé par l'histoire, liquide, lent, entre deux mondes, bande-son discrète mais hypnotique aidant...
    Elle est téléchargeable gratuitement (http://phallaina.nouvelles-ecritures.francetv.fr/), elle est visible sur les tablettes de la médiathèque (elles-mêmes consultables aux heures d'ouverture pour tous les abonnés), vous trouverez une présentation plus complète .

    VOILA! VOUS NE POURREZ PAS DIRE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS...

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    Nathalie

  • MOI, JEAN GABIN, Goliarda Sapienza - roman adulte

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    ou l'enfance de l'art (de la joie...)

    LE MOT DE L’ÉDITEUR :

    La ville de Catane, en Sicile, au début des années 30. Le fascisme se déploie sur l’île, quand une enfant ressort exaltée d’une salle de cinéma de quartier. Elle a la démarche chaloupée, une cigarette imaginaire au bec et l’œil terrible. Elle vient de voir le film Pépé le Moko et, emportée par cette incarnation du désir et de l’insoumission, elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : être Jean Gabin.
     
    Écrit par l’auteur de L’Art de la joie dans les dernières années de sa vie, à un moment où son œuvre demeurait méconnue, Moi, Jean Gabin est un étrange roman autobiographique, l’histoire magnifiée d’une enfance dans la Sicile de l’entre-deux guerres. Véritable testament philosophique, ce livre se révèle être un des plus beaux textes de Goliarda Sapienza, un éloge à la liberté et aux rêves qui ont précocement nourri sa vie.

    *

    Le ton de Goliarda Sapienza est unique, il se nourrit de sa façon d'être au monde, de son histoire dont l'enfance est narrée ici avec la jubilation fantasmée de la nostalgie & la radicalité d'un esprit laissé à sa liberté.
    Et puis, et puis, Goliarda Sapienza déborde de vie, tout ce qu'elle écrit, tout ce qu'elle vit est intense & cette intensité est contagieuse.

    De Goliarda Sapienza à la médiathèque...

    Nathalie

  • A CE STADE DE LA NUIT, Maylis de Kerangal - récit

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    LE MOT DE L’ÉDITEUR :

    Lampedusa. Une nuit d’octobre 2013, une femme entend à la radio ce nom aux résonances multiples. Il fait rejaillir en elle la figure de Burt Lancaster – héros du Guépard de Visconti et du Swimmer de Frank Perry – puis, comme par ressac, la fin de règne de l’aristocratie sicilienne en écho à ce drame méditerranéen : le naufrage d’un bateau de migrants.
    Écrit à la première personne, cet intense récit sonde un nom propre et ravive, dans son sillage, un imaginaire traversé de films aimés, de paysages familiers, de lectures nomades, d’écrits antérieurs. Lampedusa, île de littérature et de cinéma devenue l’épicentre d’une tragédie humaine. De l'inhospitalité européenne aussi.
    Entre méditation nocturne et art poétique À ce stade de la nuit est un jalon majeur dans le parcours littéraire de Maylis de Kerangal.

     

    Publié une première fois en 2014 aux éditions Guérin, ce court texte de l'auteure de Réparer les vivants reparaît aujourd'hui aux éditions Verticales dans leur bien nommée collection "minimales".

    *

    Chaque chapitre débute par "à ce stade de la nuit". Suit une remémoration au fil des images qu'inspire à la narratrice ce mot palimpseste de Lampedusa. Page 41, elle se souvient qu'elle lisait Le Chant des pistes de Bruce Chatwin alors qu'elle traversait la Sibérie en train. "A l'origine du monde, un ancêtre créa la piste, engendrant toute chose en chantant son nom, si bien qu'aujourd'hui l'aborigène qui emprunte de nouveau ce chemin, et chante, renoue-t-il avec son origine tout autant qu'il recrée le monde. Chaque phrase musicale d'une songline fait ainsi voir un segment de sentier, chaque élément du paysage ressaisit un épisode de la vie de l'ancêtre, un moment de l'histoire du groupe humain".

    Plus tard, page 45 : " Cette nuit-là, surexcitée, j'ai imaginé que les songlines aborigènes, une fois rassemblées, composaient une représentation quasi intégrale de l'espace australien et servaient de topo-guide à quiconque désirait le pénétrer, et s'y déplacer ; j'ai visualisé les parcours innombrables qui s'entrecroisaient à la surface de la terre, ce maillage choral déployé sur tous les continents, instaurant des identités mouvantes comme des flux, et un rapport au monde conçu non plus en termes de possession mais en termes de mouvement, de déplacement, de trajectoire, autrement dit en termes d'expérience. J'ai divagué sur un chant qui décrirait, énumérerait, ramasserait toutes les songlines  en une seule forme, ce chant du monde."

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    *

    Tout ça se passe de commentaires, non ?

    Les oeuvres de Maylis de Kerangal à la médiathèque

    Nathalie