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Livre (secteur adultes) - Page 3

  • Le Kiosque est de retour !

     

    Après un semestre d'interruption, le kiosque reprend ses activités. Le rendez-vous a lieu un mardi par mois, de 17h30 à 19h00.  Le kiosque est gratuit et ouvert à tous (inscrits ou non à la médiathèque) et on y vient pour échanger sur les livres et films lus/vus, ou simplement pour écouter les avis des participants, en toute convivialité... 

    Prochain rendez-vous du kiosque : mardi 02 février, à 17h30.

     

    Les livres présentés lors de la séance du 12 janvier sont les suivants :

     

    9782709649834,0-2698359.jpgLes gens dans l'enveloppe / Isabelle Monnin (avec 1 CD d'Alex Beaupain)

    Après avoir acheté un lot de 250 photos d'une famille d'inconnus, l'auteure a décidé d'écrire leurs aventures, mises en musique par A. Beaupain. Prix du roman 2015 des librairies Folies d'encre, prix révélation SGDL 2015.

     

     

    Les malchanceux alerte / B.S. Johnson ; préface Jonathan Coe

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    Envoyé dans une ville des Midlands, un rédacteur sportif est hanté par les fantômes de son passé. Ce roman, écrit dans les années 1960 et présenté sous la forme de 27 cahiers non reliés insérés dans une boîte, offre une méditation sur la mort.

     

     

     

     

    Les apparences / Gillian Flynn

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    Nick et Amy forment un couple modèle. Frappés par la crise financière, ils sont obligés de quitter leur vie de rêve à Manhattan pour s'installer dans la ville natale de Nick dans le Missouri. Pour leur cinquième anniversaire de mariage, une mauvaise surprise l'attend : leur maison est saccagée et Amy est portée disparue... Grand prix des lectrices de Elle 2013 (catégorie policiers).

     

     

     Vieux, râleur et suicidaire : la vie selon Ove / Backman, Fredrik

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    Toutes les tentatives de suicide d'Ove, un veuf, sont arrêtées par ses nouveaux voisins, une Iranienne, son mari et ses deux enfants. La vie de ce vieil homme au sale caractère et aux valeurs d'un autre temps est bouleversée de manière inattendue.

     

     

     Un franciscain chez les SS : le témoignage véridique de Géréon Goldmann / Goldmann, Karl-Géréon

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    Mémoires de K.-G. Goldmann (1916-2003), prêtre franciscain, séminariste allemand enrôlé de force par les SS. Infirmier pendant la Seconde Guerre mondiale en Pologne, Russie, France et Italie, il pu accéder à la prêtrise avant la fin de ses études, a été prisonnier avant d'exercer son ministère dans des camps d'Afrique du Nord. De l'après-guerre à sa mort, il a poursuivi sa mission au Japon.

     

     La vie très privée de Mr Sim / Jonathan Coe

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    La vie de Maxwell Sim est marquée par l'échec. Déjà non désiré à sa naissance, sa femme le quitte et sa fille se moque de lui. A 48 ans, il devient cependant représentant en brosses à dents. Il sillonne les routes, guidé par la voix particulièrement envoûtante de son GPS, et revient sur les lieux de son enfance, notamment sur les traces de son père sur lequel il va faire d'importantes découvertes.

     

     D'acier / Silvia Avallone

     Ce roman social suit deux amies italiennes, Anna et Francesca, 13 et 14 ans, vivant9782867465673,0-1183758.jpg dans des HLM construits en bordure de mer à Piombino en Toscane. Les deux jeunes filles supportent, grâce à leur relation, un contexte social et familial étouffant, marqué par le chômage que provoque le déclin de l'aciérie locale et l'oppression masculine sur les femmes. Prix des lecteurs de L'Express 2011.

     

               

    D'après une histoire vraie / Delphine de Vigan

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    Récit de la rencontre de l'écrivain avec L., une femme inquiétante, et de la frontière très mince séparant le réel de la fiction. Prix Renaudot 2015, prix Goncourt des lycéens 2015.

     

     

     

    La terre qui penche / Carole Martinez

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    Blanche est morte en 1361 à l'âge de 12 ans mais son âme a continué de vieillir afin de perpétuer le souvenir des événements qui ont mené l'adolescente jusqu'à un sort funeste. Depuis sa tombe, elle raconte comment son père l'a conduite dans la forêt, dans ses plus beaux atours, et offerte au diable pour faire cesser la misère et éloigner l'ombre du mal noir. Prix de la Feuille d'or 2015 (Nancy).

      

     

    La cache / Christophe Boltanski

     

    9782234076372,0-2691617.jpgLa famille Boltanski, ses artistes, sociologues et romanciers. Une balade dans un logement dévoile des personnages, comme le grand-père. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a vécu deux ans dans une minuscule cachette, adoptant une position ni debout ni couchée. Prix de la rentrée (Forêt des livres 2015), prix Transfuge du meilleur premier roman 2015, prix Femina 2015, prix des prix 2015.

     

     

    FLG.

  • MOI, JEAN GABIN, Goliarda Sapienza - roman adulte

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    ou l'enfance de l'art (de la joie...)

    LE MOT DE L’ÉDITEUR :

    La ville de Catane, en Sicile, au début des années 30. Le fascisme se déploie sur l’île, quand une enfant ressort exaltée d’une salle de cinéma de quartier. Elle a la démarche chaloupée, une cigarette imaginaire au bec et l’œil terrible. Elle vient de voir le film Pépé le Moko et, emportée par cette incarnation du désir et de l’insoumission, elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : être Jean Gabin.
     
    Écrit par l’auteur de L’Art de la joie dans les dernières années de sa vie, à un moment où son œuvre demeurait méconnue, Moi, Jean Gabin est un étrange roman autobiographique, l’histoire magnifiée d’une enfance dans la Sicile de l’entre-deux guerres. Véritable testament philosophique, ce livre se révèle être un des plus beaux textes de Goliarda Sapienza, un éloge à la liberté et aux rêves qui ont précocement nourri sa vie.

    *

    Le ton de Goliarda Sapienza est unique, il se nourrit de sa façon d'être au monde, de son histoire dont l'enfance est narrée ici avec la jubilation fantasmée de la nostalgie & la radicalité d'un esprit laissé à sa liberté.
    Et puis, et puis, Goliarda Sapienza déborde de vie, tout ce qu'elle écrit, tout ce qu'elle vit est intense & cette intensité est contagieuse.

    De Goliarda Sapienza à la médiathèque...

    Nathalie

  • A CE STADE DE LA NUIT, Maylis de Kerangal - récit

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    LE MOT DE L’ÉDITEUR :

    Lampedusa. Une nuit d’octobre 2013, une femme entend à la radio ce nom aux résonances multiples. Il fait rejaillir en elle la figure de Burt Lancaster – héros du Guépard de Visconti et du Swimmer de Frank Perry – puis, comme par ressac, la fin de règne de l’aristocratie sicilienne en écho à ce drame méditerranéen : le naufrage d’un bateau de migrants.
    Écrit à la première personne, cet intense récit sonde un nom propre et ravive, dans son sillage, un imaginaire traversé de films aimés, de paysages familiers, de lectures nomades, d’écrits antérieurs. Lampedusa, île de littérature et de cinéma devenue l’épicentre d’une tragédie humaine. De l'inhospitalité européenne aussi.
    Entre méditation nocturne et art poétique À ce stade de la nuit est un jalon majeur dans le parcours littéraire de Maylis de Kerangal.

     

    Publié une première fois en 2014 aux éditions Guérin, ce court texte de l'auteure de Réparer les vivants reparaît aujourd'hui aux éditions Verticales dans leur bien nommée collection "minimales".

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    Chaque chapitre débute par "à ce stade de la nuit". Suit une remémoration au fil des images qu'inspire à la narratrice ce mot palimpseste de Lampedusa. Page 41, elle se souvient qu'elle lisait Le Chant des pistes de Bruce Chatwin alors qu'elle traversait la Sibérie en train. "A l'origine du monde, un ancêtre créa la piste, engendrant toute chose en chantant son nom, si bien qu'aujourd'hui l'aborigène qui emprunte de nouveau ce chemin, et chante, renoue-t-il avec son origine tout autant qu'il recrée le monde. Chaque phrase musicale d'une songline fait ainsi voir un segment de sentier, chaque élément du paysage ressaisit un épisode de la vie de l'ancêtre, un moment de l'histoire du groupe humain".

    Plus tard, page 45 : " Cette nuit-là, surexcitée, j'ai imaginé que les songlines aborigènes, une fois rassemblées, composaient une représentation quasi intégrale de l'espace australien et servaient de topo-guide à quiconque désirait le pénétrer, et s'y déplacer ; j'ai visualisé les parcours innombrables qui s'entrecroisaient à la surface de la terre, ce maillage choral déployé sur tous les continents, instaurant des identités mouvantes comme des flux, et un rapport au monde conçu non plus en termes de possession mais en termes de mouvement, de déplacement, de trajectoire, autrement dit en termes d'expérience. J'ai divagué sur un chant qui décrirait, énumérerait, ramasserait toutes les songlines  en une seule forme, ce chant du monde."

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    Tout ça se passe de commentaires, non ?

    Les oeuvres de Maylis de Kerangal à la médiathèque

    Nathalie

     

  • RENDEZ-VOUS NUMERIQUES

    D'octobre à décembre, nous vous donnons rendez-vous les 1ers mardis de chaque mois, de 15h00 à 16h30 pour vous présenter les nouveaux services numériques de la médiathèque.

     

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    Pour ou contre le livre numérique ?

    Que vous soyez prêt à remplacer le livre papier ou, au contraire, un inconditionnel des incunables, venez tester les liseuses...

    Si vous êtes conquis, vous pourrez les emprunter (ou réserver). Si vous ne l'êtes pas, vous pourrez, à loisir, faire votre choix parmi nos 30000 livres et périodiques.

    "A la découverte des liseuses" : le 06 Octobre à 15h00

    (Entrée libre - Gratuit)

  • LES LIVRES PRENNENT SOIN DE NOUS, Régine Detambel - essai

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    Cliquez sur l'image!

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    Cet essai précise son enjeu en sous-titre : "Pour une bibliothérapie créative". Mais pas d'inquiétude : nous n'avons pas à faire à un livre de recettes avec liste d'ingrédients obligatoires. Tout juste trouve-t-on en souriant quelques prescriptions de la psychothérapeute française Lucie Guillet qui chercha après-guerre à expérimenter les effets bénéfiques de la poésie sur le psychisme des nerveux et emprunte les fragments qui soulagent "à Corneille pour son côté stimulant, tonique, ses vers rythmés et mémorisables ; à Racine dont la bonne musique équilibre les irritables ; à Boileau, remarquable régulateur pour instables et agités",...

    Quant à Régine Detambel, cherchant à faire le point sur sa pratique, elle revient surtout aux sources théoriques qui l'ont nourrie et à la dette que tout lecteur et/ou écrivain ressent le besoin d'exprimer envers une littérature capable de changer les contours d'une existence, de l'authentifier, la réparer, de lui offrir à la fois protection et ouverture, Weltinnenraum (Rilke), espace intérieur du monde... Sa dette doit être immense puisque sa conviction est communicative et puis, il n'y a pas à dire, je ne connais rien de mieux, de temps en temps, pour réactiver la machine et nager encore un peu mieux dans le bonheur de lire qu'un bon livre qui parle des livres, effet miroitant, narcissique qui met du baume à l'âme et redonne de l'allant - comme un bon livre quoi!

     

    *

    Pourquoi ça marche ?

    Parce que les hommes s'efforceront toujours de faire partager les expériences qui les touchent le plus profondément.

    Parce que, de la naissance à la vieillesse, nous sommes en quête d'échos de ce que nous avons vécu de façon obscure, confuse et qui quelque fois se révèle, s'explicite de façon lumineuse et se transforme grâce à une histoire, un fragment, une simple phrase. Nous avons soif de mots pour permettre l'élaboration symbolique. Nous avons tous besoin de médiation, de représentation, de figuration symbolique pour sortir du chaos, intérieur ou extérieur. Tous, nous échafaudons des romans pour raconter notre séjour sur terre. C'est le propre de la narration que d'effacer l'idée même que le monde soit fragmentaire ; elle n'a sans doute pas d'autre but et c'est l'essentiel de la jouissance qu'elle procure. Elle comble les vides et ne joue des ellipses que dans l'éclat des transitions.

    (p.91-92)

    Lire, c'est avoir le pouvoir de se concentrer, de retenir, ne pas oublier qui parle, ce qui vient de se passer. Alors je me déconcentre, brutalement, pour me prouver que je suis capable d'avoir un pied dans chaque monde. Je lève la tête, je secoue le livre, je soupire parce que la phrase était belle, je répète quelques mots pour être sûre que ma mémoire atteint ma bouche. Je regarde dehors, je reviens au livre : cela s'appelle accommoder. Passer ainsi d'un monde si proche à un monde tellement lointain, s'accommoder du réel et de la fiction, avec la même aisance, c'est vivre heureux.

    (p.112)

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     http://mediathequedeguer.opac3d.fr/s/search.php?action=Basket&method=admin_view_html&pid=3286

    Petite bibliographie sur les lecteurs, tous disponibles à la médiathèque :

    http://mediathequedeguer.opac3d.fr/s/search.php?action=Basket&method=admin_view_html&pid=3285

    Enfin, pour en savoir plus sur la bibliothérapie :

    http://ie-bib.fr/

    Nathalie

  • Amours

    J'ai enchaîné plusieurs lectures qui m'ont captivée ces derniers temps. Je les aurais bien chroniquées mais je n'ai pas pris le temps... En revanche, cette fois, je m'arrête, je me pose et je partage !

    Il s'agit de Amours de Léonor De Récondo, violoniste baroque de formation qui écrit seulement depuis quelques années et qui signe ici son 3e roman. 

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    Voici le résumé que vous pouvez retrouver sur la 4e de couverture : 

    "Nous sommes en 1908. Léonor de Récondo choisit le huis clos d’une maison bourgeoise, dans un bourg cossu du Cher, pour laisser s’épanouir le sentiment amoureux le plus pur – et le plus inattendu. Victoire est mariée depuis cinq ans avec Anselme de Boisvaillant. Rien ne destinait cette jeune fille de son temps, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, à prendre en mains sa destinée. Sa détermination se montre pourtant sans faille lorsque la petite bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l’héritier Boisvaillant tant espéré.
    Comme elle l’a déjà fait dans le passé, la maison aux murs épais s’apprête à enfouir le secret de famille. Mais Victoire n’a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit dans le couffin glissé sous le piano dont elle martèle inlassablement les touches.
    Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l’enfant à qui elle a donné le jour. Quand une nuit Victoire s’éveille seule, ses pas la conduisent vers la chambre sous les combles…
    Les barrières sociales et les convenances explosent alors, laissant la place à la ferveur d’un sentiment qui balayera tout."

     C'est un ouvrage qui décrit avec brio la force des sentiments, le sens du sacrifice, le poids des barrières sociales, la perte des illusions... Une grande sensibilité se dégage de l'écriture et procure des émotions fortes. Les conditions de la femme au début du XXè siècle et les envies d'émancipation sont également très présentes. Ce roman m'a  occupée 2 ou 3 soirées seulement car l'histoire est captivante et les chapitres courts  font accélérer le rythme de lecture.

    Pour info, ce livre a été récompensé par le grand prix RTL-Lire 2015 et par le prix des libraires 2015.

    Evidemment, vous pouvez trouver ce livre à la médiathèque et s'il est emprunté, il est toujours possible de le réserver.

    Quant aux livres que je n'ai pas pris le temps de présenter, je peux quand même les citer :

    Dix-sept ans de Colombe Schneck

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    L'événement d'Annie ERNAUX

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    Sabrin@

  • Sélection du prix Cadet 2015

    Cette année encore, la médiathèque vous propose de découvrir les cinq titres de la sélection du prix Cadet 2015, organisé par les écoles militaires de St Cyr-Coëtquidan, à Guer. 

    Ils sont empruntables à la médiathèque alors... laissez-nous vous les présenter : 

     

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    Rondeau, Benoît.- Invasion ! : le débarquement vécu par les Allemands. 

    Présentation des forces armées allemandes en France à la veille du débarquement et des raisons de la défaite du Reich qui avait pourtant engagé ses meilleures troupes dans cette bataille.

     

     

     

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    Charuel, Marc.- Chiens enragés.

    Sébastien Verdier, infiltré dans les milieux slamistes, est abandonné par son supérieur. Après dix ans de prison, des terroristes lui confient une nouvelle mission. Mais quand sa famille est tuée, Verdier est accusé du massacre. Seul un journaliste convaincu de son innocence tente de le faire libérer.

     

     

     

     

     

     

    Ruffi9782070137978,0-1983796.jpgn, Jean-Christophe. - Le collier rouge.

     

     

     

     

    En 1919, le juge Lantier du Grez est, pour sa dernière affaire, confronté à Morlac, un ancien poilu arrêté pour comportement anarchiste lors d'un défilé : il avait décoré son chien de sa médaille militaire et tenu des propos antimilitaristes. Entre l'aristocrate et le paysan, le dialogue s'instaure peu à peu, faisant remonter les souvenirs d'une époque tourmentée.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Scarpa, Rémi.- Offensive éclair au Mali : ceux de la brigade Serval racontent.

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    A partir des témoignages des combattants, cet ouvrage relate 

     les opérations militaires menées par la brigade Serval au Mali pendant quatre mois, début 2013, et dont le succès fut salué par toute la communauté internationale.

     

     
     
     
     
     
    Notin, Jean-Christophe.- La guerre de la France au Mali.
     
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    A partir de témoignages de diplomates et de militaires, l'auteur analyse l'opération Serval au Mali et met particulièrement en exergue l'intervention du gouvernement dans la conduite d'une opération menée par la France, pour lutter contre l'avancée des islamistes.
     
     
     
     
     
     
     
    Pour retrouver toute l'actualité du Festival du Livre Militaire, qui aura lieu les 24 et 25 juillet 2015, rendez-vous sur la page Facebook du F.I.L.M. 
     
  • LE BÂTISSEUR DE RUINES, Clarice Lispector - roman adulte

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    "un tourbillon de joie très fine"

    *

    Il y a quelque temps je découvrais cette auteure brésilienne via mon fil d'actualité... Il y a des premières fois à tout et certaines intuitions que l'on bénit... Depuis, j'ai lu Le Bâtisseur de ruines :

    "Il n'avait aucun projet précis et sa seule arme était le fait d'être vivant. En cette calme fin d'après-midi, il avait atteint une clairvoyance vide, à la fois humble et intense, qui le mettait face à face avec le coeur même de l'inconnu. Sa volonté continuait à avancer.
    A présent, systématiquement, chaque fois que Martin sentait le vent souffler sur une de ses joues ou sur la nuque, patient comme un âne, il corrigeait la direction de ses pas jusqu'à ce que sa bouche fût de nouveau frappée par l'humidité. Et ainsi, de temps à autre, la calme résonnance l'atteignait de nouveau et il avait l'impression de l'avoir créée. Sa lutte âpre et subtile menaçait de se prolonger indéfiniment.
    Mais quand il arriva en haut de la côte - comme s'il avait capté une illusion poursuivie toute sa vie et touché sa propre ivresse, il fut soudain emporté dans un tourbillon de joie très fine - l'air s'ouvrait en un vent tournoyant et libre. Et il se trouva plongé dans un bruit aussi insaisissable que si c'était la voix du couchant. 
    Il ne s'était donc pas trompé! Qu'était-ce ? Ce n'était que le vent. Qu'était-ce ? Mais c'était la cime d'une montagne. Son coeur battit comme s'il l'avait avalé. Il avait débarqué. L'atmosphère était d'allégresse. Une vide et vertigineuse allégresse, comme en resent mystérieusement un homme en haut d'une montagne. Il avait l'impression d'être tout près de la promesse qui a été faite à un homme quand il naît. Abruti, il ouvrit plusieurs fois la bouche comme un poisson. Il était peut-être arrivé au but : cette chose que l'on ne sait pas demander ; cette chose dont obscurément lui seul pourrait dire : j'y suis arrivé. Come s'il avait suscité le plus profond d'une réalité imaginée. Parfois l'on souhaite si ardemment quelque chose que notre souhait se réalise, ainsi se forme le destin des instants, et l'existence de ce que nous attendons : son coeur, désireux de battre largement, battait largement. Il était un pionnier qui foulait pour la première fois une terre étrangère, et le vent chantait, fort et magnifique."

    Gallimard, "L'Imaginaire", p.61-62.

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    L'ouvrage est disponible à la médiathèque et visible là :

    http://mediathequedeguer.opac3d.fr/s/search.php?action=Record&id=5614596708134649657&num=1&total=1&searchid=5555b72d7e59b

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    Pour aller plus loin :

    http://www.telerama.fr/livres/clarice-lispector-une-biographie-pourquoi-ce-monde,82440.php

    http://www.franceculture.fr/2015-03-19-clarice-lispector-saisir-l-etrangete-d-etre-au-monde#.VVWp4zrRoO8.facebook

     

    Nathalie

  • Roland Barthes

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    Cliquer sur l'image pour lire et écouter le beau dossier de France Culture :

    Roland Barthes, du coeur à l'ouvrage

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    NUIT. Tout état qui suscite chez le sujet la métaphore de l'obscurité (affective, intellectuelle, existentielle) dans laquelle il se débat ou s'apaise.

    1. J'éprouve tour à tour deux nuits, l'une bonne, l'autre mauvaise. Je me sers, pour le dire, d'une distinction mystique : estar a oscuras (être dans l'obscur) peut se produire, sans qu'il y ait faute, parce que je suis privé de la lumière des causes et des fins ; estar en tinieblas (être dans les ténèbres) m'advient lorsque je suis aveuglé par l'attachement aux choses et le désordre qui en provient.
    Le plus souvent, je suis dans l'obscurité même de mon désir ; je ne sais ce qu'il veut, le bien lui-même est un mal, tout retentit, je vis au coup par coup : estoy en tinieblas.
    Mais, parfois aussi, c'est une autre Nuit : seul, en position de méditation (c'est peut-être un rôle que je me donne ?), je pense à l'autre calmement, tel qu'il est ; je suspends toute interprétation ; j'entre dans la nuit du non-sens ; le désir continue de vibrer (l'obscurité est translumineuse), mais je ne veux rien saisir ; c'est la Nuit du non-profit, de la dépense subtile, invisible : estoy a oscuras : je suis là, assis simplement et paisiblement dans l'intérieur noir de l'amour.


    Pour lire le 2., rendez-vous page 203 des Fragments du discours amoureux (réservable par notre intermédiaire auprès de la médiathèque départementale).

    D'autres titres sont disponibles à la médiathèque, la votre! Pour les voir, c'est par là :

    http://mediathequedeguer.opac3d.fr/s/search.php?action=BasketRecord&method=search

    Nathalie

     

  • LE TABAC TRESNIEK, Robert Seethaler - roman adulte

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    ou la rencontre entre un candide et le "docteur des fous" aux heures sombres de l'Anschluss...

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    LE MOT DE L'EDITEUR (Sabine Wespieser) :

    En août 1937, le jeune Franz Huchel quitte ses montagnes de Haute-Autriche pour venir travailler à Vienne avec Otto Tresniek, buraliste unijambiste, bienveillant et caustique, qui ne plaisante pas avec l'éthique de la profession. Au Tabac Tresniek, se mêlent classes populaires et bourgeoisie juive de la Vienne des années trente.

    Si les rumeurs de la montée du national-socialisme et la lecture assidue de la presse font rapidement l'éducation politique du montagnard mal dégrossi, sa connaissance des femmes, elle, demeure très lacunaire. Ne sachant à quel saint se vouer avec Anezka, la jeune artiste de cabaret dont il est éperdument amoureux, il va chercher conseil auprès du «docteur des fous», Sigmund Freud en personne, client du tabac et grand fumeur de havanes, qui habite à deux pas. Bien qu'âgé et tourmenté par son cancer de la mâchoire, le professeur va finir par céder à l'intérêt tenace que lui témoigne ce garçon du peuple, vif et curieux.
    Mais les temps ne sont guère propices aux purs et, dès mars 1938, l'Anschluss va mettre un terme brutal à l'apprentissage de Franz et à sa prestigieuse amitié. Otto Tresniek, peu disposé à boycotter sa clientèle juive, s'attire les foudres de la Gestapo, tandis que Freud se résigne à émigrer en Angleterre.
    Par la grâce d'une langue jubilatoire, d'une intrigue où la tension ne se relâche pas, et de personnages forts et attachants, voici un roman qui se lit d'un trait. L'humour viennois d'Otto Tresniek et de Freud est la politesse du désespoir dans une société déboussolée où ils ne trouvent plus leur place. Pas plus que leur protégé, plein de vie et de poésie, qui tentera pourtant, fidèle à leur enseignement, de nager à contre-courant.

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    A partir de ce moment, Franz colla chaque jour une nouvelle feuille à côté de la porte. Chaque matin, avant l'ouverture du magasin, il sortait dans la rue en pyjama, les cheveux en bataille, et collait un rêve tout frais sur la vitrine encore froide de la nuit. Et ça ne passa pas inaperçu. La curiosité et la faculté d'oubli des gens n'avaient pas encore cédé devant leur peur, et ce tabac, qui hier encore était celui qui avait vendu des "revues galantes" aux Juifs et aux communistes, était maintenant le tabac avec de drôles de petites histoires sur la vitrine. Ceux qui passaient et découvraient la feuille s'arrêtaient pour la lire. La plupart la fixaient brièvement d'un regard inexpressif et poursuivaient leur route. Certains prenaient l'air dégoûté et s'indignaient sans mot dire. D'autres secouaient la tête et lançaient quelques imprécations vers la porte d'entrée. Mais, de temps à autre, Franz voyait quelqu'un devenir songeur en lisant, puis s'en aller en silence, emportant avec lui ce petit moment de réflexion. Les gens lisaient par exemple :

    [...]

     15 avril 1938

    Une fille se promène au Prater, elle monte sur la Grande Roue, partout les croix gammées lancent des éclairs, la fille monte de plus en plus haut, soudain les racines se cassent, et la Grande Roue roule sur la ville et écrase tout, la fille crie hurrah, sa robe est légère et blanche comme un lambeau de nuage.

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    Le Tabac Tresniek, Robert Seethaler, Sabine Wespieser, 2014, traduit de l'allemand (Autriche) par Elisabeth Landes, p.177-178.

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    Nathalie