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Livre (secteur adultes) - Page 2

  • L'ODEUR DES GARÇONS AFFAMES, Loo Hui Phang/ Frederik Peeters - B.D. adulte

    LE MOT DE L’ÉDITEUR :
     
    L'Ouest sauvage
    Une mission à la dérive
    Un type qui rôde
    Des Indiens tout-puissants
    Un mystère
     
    Et le désir, immense, insolent.
     
    *
     
    Loo Hui Phang, en écrivant L'Odeur des garçons affamés (titre sublime non ?) s'est rendue compte que, ce qui l'interrogeait intimement dans le western, c’était les questions du génocide, de la colonisation, et du genre. L'auteur (plus que scénariste : Peeters lui a demandé une histoire, elle lui en a proposé 3, il a choisi celle-ci : 2 auteurs se sont rencontrés, aux univers convergents) utilise le modèle archétypal du western pour interroger les frontières, mentales & physiques & repenser ce genre ultra-codé jusqu'aux limites de nos paradoxes modernes. Pas étonnant alors de voir surgir le fantastique dans cet album qui a tout pour devenir un classique du hors-norme...
    Le trait de Frederik Peeters, précis, élégant & légèrement lyrique ouvre les portes du fantastique autant qu'il renforce la surprise de son irruption ; il s'accorde à la perfection à ce jeu d'équilibre & de transgression des codes, comme il a déjà  su le faire avec le sublime Lupus pour la Science-Fiction.
    Entrer dans une bande dessinée comme on enfile un vieux pull, entre chien & loup & se laisser saisir par l'étrangeté d'un univers aux multiples échos, n'est-ce pas ce qu'on demande à ce genre frontière & si riche de possibilités ?
     
    Nathalie

  • UN CERTAIN MONDE, Elizabeth Harrower - roman adulte

    LE MOT DE L’ÉDITEUR :

    "C'était une matinée parfaite, d'une beauté originelle, et chaque feuille reflétait le soleil. Le ciel était immense. " Zoe, Russell, Stephen et Anna. Quatre jeunes gens à l'aube de leur existence, dans le Sydney d'après-guerre. Zoe et Russell sont frère et soeur, Anna et Stephen aussi : les uns sont issus d'une lignée qui leur promet un avenir radieux ; les autres doivent surmonter le passé. Mais le destin se plaît à faire mentir les certitudes. Avec une sensibilité digne de Jane Austen, Elizabeth Harrower raconte l'ivresse du grand amour, les désillusions dont on prend la pleine mesure toujours à contretemps. En apparence, elle choisit le prisme de l'infime. Pourtant, une ambition plus ample se dessine dans ce roman bouleversant : écrire la vie.

    Née en 1928 en Australie, Elizabeth Harrower a connu un succès fulgurant dans sa jeunesse avant de tomber dans l'oubli. Traduit pour la première fois en français, Un certain monde révèle aujourd'hui son talent, salué dans le monde entier.

    *

    S'accordant parfaitement au temps suspendu des vacances, ce roman au charme suranné & sans âge m'a évoqué tout ensemble Jane Austen pour son incroyable finesse psychologique & la mise en regard des classes sociales, Anton Tchékhov pour son désenchantement calme (sans ironie), Virginia Woolf pour l'art de mettre en mots des sensations, fugitives ou lancinantes, Jerome David Salinger pour le portrait d'une jeunesse dans les années 40.

    Ecrit en 1971 & remisé au placard par son auteur, estimant, ma foi, "qu'il y a, partout dans le monde, tant de romans morts qui n'avaient pas besoin d'être écrits", Un certain monde est publié pour la première fois en Australie & en France. Une nouveauté, donc, que je conseille chaudement aux amatrices & amateurs des écrivains sus-cités :

    Un certain monde, Elizabeth Harrower, Rivages, 2016.

    Nathalie

  • LIRE AILLEURS - Lectures sur l'herbe (3)

    Les lectures de demain 

    jeudi 09 juin 2016

    auront bien lieu

    - enfin, j'en mettrai ma main au feu -

    au square Bandon

    pour cause de temps magnifique

    :-) :-) :-)

     Que vive la musique, les mots & le soleil...

  • LIRE AILLEURS - Lectures sur l'herbe (2)

    Nous sommes allées en repérage pour les lectures de jeudi prochain 09 juin à 14h30 au square Bandon.

    Si tout va bien (c'est-à-dire si le soleil est de la partie), nous serons donc installés près des tables de pique-nique & pourrons lire au son du jet d'eau de l'étang la musique des mots...

    Rendez-vous au centre culturel Le Belvédère, Place Gravedona ed Uniti en cas de pluie.

    N'oubliez pas vos oreilles !

    Nathalie

  • BRADERIE

    Top départ samedi 04 juin 2016 10h00

    pour la vente des documents de la médiathèque sortis des collections

    à un prix défiant toute concurrence...

    & ce jusqu'au samedi 11 juin inclus

    aux heures d'ouverture de la médiathèque.

    Livres adultes & jeunesse,

    fictions & documentaires, CD.

    Venez, ça nous fera plaisir de voir partir nos petits, si, si !

    Nathalie

  • ETRE ICI EST UNE SPLENDEUR, Vie de Paula M. Becker - Marie Darrieussecq (2)

    Paula Modersohn-Becker, Elsbeth dans le jardin.

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  • ETRE ICI EST UNE SPLENDEUR, Vie de Paula M. Becker - Marie Darrieussecq

    Le mot de l'éditeur :

    Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c’est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n’aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.  Paula Modersohn-Becker est une artiste allemande de la fin du XIXème siècle, peintre, célèbre en Allemagne et dans beaucoup d'autres pays au monde, mais à peu près inconnue en France bien qu'elle y ait séjourné à plusieurs reprises et fréquenté l'avant-garde artistique et littéraire de son époque. Née en 1876 et morte en 1907 des suites d'un accouchement, elle est considérée comme l'une des représentantes les plus précoces du mouvement expressionniste allemand. La biographie que lui consacre Marie Darrieussecq (nouveau territoire pour l’auteur de "Il faut beaucoup aimer les hommes") reprend tous les éléments qui marquent la courte vie de Paula Modersohn-Becker. Mais elle les éclaire d’un jour à la fois féminin et littéraire. Elle montre, avec vivacité et empathie, la lutte de cette femme parmi les hommes et les artistes de son temps, ses amitiés (notamment avec Rainer Maria Rilke), son désir d’expression et d’indépendance sur lesquels elle insiste particulièrement.

     

    *

    Je me souviens avoir entendu un journaliste littéraire à la radio, interrogé sur cet ouvrage. Je ne l'avais pas encore lu. Il disait son agacement face aux partis pris de cette biographie, au discours "féministe" & anachronique de l'auteur évoquant une femme & des hommes qui, ma foi, vivaient dans leur temps. Mouais, m'étais-je dit. Pas très convaincant tout ça, j'attends de voir mais... Darrieussecq n'a pas écrit une notice biographique pour un dictionnaire des artistes peintres allemands du XIXe. Elle a le droit d'orienter son propos. & puis, j'imaginais bien déjà, avant de la lire, que cette Vie de Paula M. Becker n'avait pas pour objectif de dénoncer la place réservée aux femmes dans la société de l'époque & les rapports hommes/femmes mais plutôt de mieux révéler comment, dans ce terreau, le talent de cette peintre a poussé de façon particulière, a été attisé. Comment, quand presque tout vous est interdit de ce qui vous attire, vous pouvez justement trouver plus sûrement la force d'imposer votre besoin, d'exprimer votre vision, de proposer un regard inédit & puissant. 

    J'ai eu confirmation de tout cela en lisant cette brève biographie qui est tout sauf neutre pour une raison simple : son auteur s'est impliquée dans cette vie qu'elle narre. Elle veut redonner vie, elle veut rencontrer, peindre, souffrir, jouir avec, partager. Le partage se prolonge même au-delà du livre puisque Marie Darrieussecq est à l'origine de l'exposition des oeuvres de Paula Modershon-Becker au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Elle n'imaginait pas ne pas proposer ce prolongement, ne pas permettre à chacun de s'impliquer à sa façon dans une oeuvre saisissante, qui regarde en face & sans fard, dans la puissance du dénuement.

    *

    La première année de mon mariage, j'ai beaucoup pleuré, et des sanglots comme ceux de l'enfance. [...] L'expérience m'a enseigné que le mariage ne rend pas plus heureuse. Il ôte l'illusion d'une âme soeur, croyance qui occupait jusque-là tout l'espace. Dans le mariage, le sentiment d'incompréhension redouble. Car toute la vie antérieure au mariage était une recherche de cet espace de compréhension. Est-ce que ce n'est pas mieux ainsi, sans cette illusion, face à face avec une seule grande et solitaire vérité ? J'écris cela dans mon carnet de dépenses, le dimanche de Pâques 1902, assise dans ma cuisine à préparer un rôti de veau.

    p.72.

    *

    Elle meurt d'une embolie d'être restée couchée. En s'écroulant, elle dit "Schade." C'est son dernier mot. Ca veut dire dommage.

    J'ai écrit cette biographie à cause de ce dernier mot. Parce que c'était dommage. Parce que cette femme que je n'ai pas connue me manque. Parce que j'aurais voulu qu'elle vive. Je veux montrer ses tableaux. Dire sa vie. Je veux lui rendre plus que la justice : je voudrais lui rendre l'être-là, la splendeur.

    p.136-137.

    *

    Pour en savoir plus : la page de l'éditeur.  

    Etre ici est une splendeur - Vie de Paula M. Becker, Marie Darrieussecq, P.O.L., 2016  est bien sûr à la médiathèque.

    Nathalie

  • « Au Fil des Mots » : Bourse aux livres jeunesse et Puces couture, lecture et loisirs créatifs

    En partenariat avec la médiathèque de Guer, le Centre Social du Pays de Guer reconduit l’évènement « Au fil des mots ».

    Il aura lieu le Samedi 04 juin 2016, de 10h à 17h.

    Lire la suite

  • PHALLAINA, Marietta Ren - Bande défilée

    OUVERTURE DU CHAMP DES POSSIBLES EN LITTÉRATURE GRAPHIQUE

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    Phallaina n'est pas une simple bande dessinée numérique, c'est une bande défilée, conçue pour le support tablette, j'ai enfin pris le temps de la lire, le procédé est très convaincant, on va à son rythme ou plutôt on se coule intuitivement dans le rythme imposé par l'histoire, liquide, lent, entre deux mondes, bande-son discrète mais hypnotique aidant...
    Elle est téléchargeable gratuitement (http://phallaina.nouvelles-ecritures.francetv.fr/), elle est visible sur les tablettes de la médiathèque (elles-mêmes consultables aux heures d'ouverture pour tous les abonnés), vous trouverez une présentation plus complète .

    VOILA! VOUS NE POURREZ PAS DIRE QUE VOUS NE SAVIEZ PAS...

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    Nathalie